La France interdite de juger les pirates? La France n'a pas le droit de
juger sur son sol les pirates somaliens qui s'étaient emparés en avril du voilier de luxe français Le Ponant, a déclaré aujourd'hui un chef de faction somalienne et opposant au gouvernement de
transition, Hussein Mohamed Aidid.
"La France et la Somalie n'ont pas de traité d'extradition et les lois françaises ne peuvent s'appliquer à des crimes commis hors de France", a affirmé Aidid, ancien premier ministre adjoint. "Les
pirates sont des criminels, mais ils doivent être punis par des tribunaux mandatés pour le faire".
Le président somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed, doit rencontrer aujourd'hui à Paris son homologue français Nicolas Sarkozy, puis le chef de la diplomatie Bernard Kouchner, avec au programme des
entretiens la piraterie internationale et les "initiatives" prises par la France dans ce dossier.
Source : AFP
C'est l'histoire d'une bande de Robin des bois qui détournent un des plus beaux bateaux du
monde fait pour les gens très riches, sauf qu'il n'y a pas de gens très riche à bord, seulement des anciens fusilliers marin!
Ensuite tout se passe très bien, il n'y a ni morts, ni blessés, la rançon est versée et est récuperée en douceur, les voleurs arrêtés et extradés, un vrai petit scénario hollywoodien sauf qu'on a
pas le droit de les juger en France!
Donc ils seront jugé au pays, ben tiens!
Mais c'est pas grave, le président à pu déclarer aux français dès le début de son élucubration télévisée, que c'était "pas rien" comme histoire, dans le style la déstinée m'impose beaucoup
d'épreuves, mais je suis un vaillant, regardez comme je fais bien les choses...
En plus comme ça, grace à un ministre français qui s'est mit à penser, on va installer une base militaire avec tout plein de soldats qui seront payé en euro ou en $!
Par contre ça, ça sera payé par les pauvres contribuables qui eux n'auront jamais les moyens de se payer une croissière sur un tel voilier...
Pendant ce temps, les somaliens pas bêtes ont multiplié les actes de pirateries pour bien faire comprendre au monde que cette nouvelle force armée est absolument indispensable!
Question à 3 millions d'euro, c'est qui les vrais pirates qui en plus nous prennent pour des truffes?
Petit historique:
Prise de pouvoir par les islamistes
Au début de mois de juin 2006, les affrontements entre les membres de l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme, une alliance entre des chefs de guerre et le gouvernement
de jure de la Somalie, soutenue par Washington, et les fondamentalistes musulmans de l'Union des Tribunaux Islamiques, ont vu la victoire de ces derniers pour le contrôle de Mogadiscio.
Le rétablissement de l'ordre se fait au nom de la seule structure législative stable et consensuelle du pays, la jurisprudence chaféite.
Le 13 juin 2006 à Nairobi, l'IGAD, qui regroupe le Kenya, l'Ouganda, le Soudan, Djibouti, l'Éthiopie, l'Érythrée et le gouvernement de transition de Somalie, décide d'interdire l'accès au
territoire de ses pays membres aux miliciens de l'ARPCT fuyant devant l'avancée des tribunaux islamiques. Le plus important des tribunaux islamiques de Mogadiscio est nommé Hifka-Halane. Il sert de
pouvoir judiciaire (civil et pénal), en jugeant les affaires en appliquant la charia.
Intervention éthiopienne de 2006 [modifier]
Positions occupées fin décembre 2006, offensive contre les Tribunaux islamiques maîtres de Mogadiscio depuis juin de la même année; au nord, Somaliland et PuntlandFin décembre 2006, l'armée
éthiopienne intervient et les tribunaux islamiques fuient Mogadiscio. L'Éthiopie prend ainsi le contrôle de la majeure partie du pays et le gouvernement de transition se déclare le gouvernement de
facto du pays.
Avant que l’Éthiopie n'intervienne en Somalie, l’Union européenne avait tenté une médiation afin de prolonger et légitimer le contrôle sur le pays de l’Union des tribunaux islamiques. Quand
l’action éthiopienne fut engagée, Louis Michel, médiateur de l’Union européenne a condamné l’Éthiopie et a appelé à une cessation immédiate des hostilités. L’organisation de la conférence islamique
(OCI) et la Ligue arabe ont, elles aussi, appelé à un retrait des troupes éthiopiennes.
Le 5 janvier 2007, le président somalien reconnu par la communauté internationale, Abdullaï Youssouf Ahmed, a réclamé « l'application immédiate du déploiement d'une
force de paix africaine » dans son pays, lors de la réunion à Nairobi (Kenya) du Groupe de contact international sur la Somalie. M. Youssouf a demandé que cette force se mette en place «
rapidement », « sur les bases » de la résolution 1725 du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée le 6 décembre 2006, qui autorise le déploiement de troupes de l'Union africaine IGAD (IGAD,
organisation régionale groupant sept pays de l'Est africain : Somalie, Éthiopie, Kenya, Ouganda, Soudan, Érythrée et Djibouti) pour soutenir le pouvoir en place.
Pour le président somalien, « il y a une réelle opportunité aujourd'hui » de mettre un terme à seize ans de guerre civile dans le pays.
Le 8 janvier 2007, un AC-130 de l'armée américaine est intervenu en Somalie pour bombarder ce qu'il désigne comme un bastion de terroristes affiliés à Al-Qaida. Washington a reconnu officiellement
cette première intervention sur le territoire somalien depuis son départ de 1993. Celle-ci visait des combattants islamistes soupçonnés d'avoir participé aux attentats contre les ambassades des
États-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998.
Le 19 janvier, l'Union africaine décide de déployer une force de maintien de la paix d'environ 8 000 hommes : l'AMISOM. Le premier avion de troupes est touché par une roquette et le déploiement des
troupes de l'UA s'arrête.
Le Washington Post rapporte une autre attaque aérienne dans le sud de la Somalie par un AC-130 américain le 22 janvier.
Le 23 janvier 2007, les troupes éthiopiennes commencent officiellement leur retrait de Somalie. La reprise des combats dans Mogadiscio, tombée aux mains des insurgés, interrompt ce retrait. Au mois
d'avril, l'armée éthiopienne reprend le contrôle de la capitale, au prix de combats qui ont fait des milliers de morts, poussé à l'exode un tiers de la population et rasé (parfois à l'arme lourde)
une partie de la ville. Depuis la guerre civile ne s'est jamais vraiment arrêtée, avec une violente reprise des combats à l'automne et l'apparition d'attentats-suicides contre les forces
d'occupation et le TPG.
Depuis le départ du pouvoir des tribunaux islamiques, la Somalie retourne à la criminalité présente pendant les seize années de guerre civile. Le piratage de navires circulant autour des côtes
somalienne est redevenu courant.
Désert somalien vu d'avion
Agriculture, près de KismayoEntourée par le golfe d'Aden, l'océan Indien, Djibouti, l'Éthiopie et le Kenya, la Somalie possède 3 025 km de côtes et 2 366 km de frontière dont plus de la moitié avec
l'Éthiopie.
Le sous-sol contient de l'uranium, du minerai de fer, de la bauxite et du cuivre.
Démographie
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.Le pays comptait environ 7 millions d'habitants en 2000. Les estimations sont difficiles
en raison du nombre important de nomades et de réfugiés qui tentent de fuir la famine et les guerres inter-claniques.
Économie
Depuis le début des années 1990, la guerre civile entrave le développement économique du pays.
Cette économie repose sur l'agriculture et en complément sur l'exploitation des mines de sel. Le pétrole est convoité par de grandes compagnies qui négocient avec
les gouvernements en place.
Cette économie est assistée par l'aide internationale et les rentrées de devises de la diaspora, rentrées évaluées à plus de 60% du PIB en 2007.
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