Moins huit points chacun: le président de la République et le Premier ministre enregistrent, d'un mois sur l'autre, une baisse
spectaculaire dans le baromètre BVA-L'Express-Orange. Un espoir pour Nicolas Sarkozy: que son intervention à la télévision, après le sondage, lui permette de redresser la barre.
Jamais l'institut BVA n'avait, depuis la création de son baromètre de l'exécutif, en 1981, enregistré une telle impopularité présidentielle: 64% d'opinions défavorables, à peine 32% de soutien
parmi les Français. Seuls Jacques Chirac, en pleine réforme des retraites, en 1995, et François Mitterrand, en 1992, s'en étaient jusque-là approchés.
Il lui faudra pour cela convaincre les électeurs de l'UMP, où les soutiens du chef de l'Etat ont considérablement diminué en un mois, et surtout les retraités, qui lui sont, pour la première
fois, globalement hostiles.
Seul réconfort pour Nicolas Sarkozy - outre l'ascension, parmi les personnalités politiques, de l'une de ses protégées,Nathalie Kosciusko-Morizet-
son Premier ministre lui emboîte cette fois le pas. François Fillon perd lui aussi 8% d'opinions favorables entre mars et avril, rentrant dans le rang des chefs de gouvernement de la Ve. Mais
il continue de garder plus de dix points d'avance sur son patron de l'Elysée.
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