Les mauvaises politiques agricoles et le changement des habitudes alimentaires dans les nations en développement sont les premiers facteurs à blâmer pour l’augmentation des prix de l’alimentation, et il ne faut pas rejeter toute la faute sur les biocarburants comme le font certains, d’après les déclarations de la Chancelière d’Allemagne Angela Merkel.
Les écologistes et les groupes humanitaires ont accéléré la campagne
contre les biocarburants en disant qu’ils détournaient la production de l’alimentation et des denrées pour les animaux, tout en contribuant à faire augmenter le prix des céréales et des produits
laitiers.
Mais Angela Merkel, dont le pays est le plus grand producteur de biocarburants d’Europe, a indiqué que l’augmentation des prix de l’alimentation n’était pas principalement due aux biocarburants mais à des « politiques agricoles inadaptées dans les pays en développement » ainsi qu’aux « prévisions insuffisantes des changements des habitudes alimentaires » sur les marchés émergents.
« Si vous allez en Inde en ce moment, l’essentiel du débat concerne le « second repas » » a indiqué Angela Merkel.
« Les personnes mangent deux fois par jour, et si un tiers du million d’habitants de l’Inde fait cela, cette pratique concerne 300 millions de personnes. C’est une grande partie de Union Européenne » a-t-elle déclaré.
« Et s’ils consomment soudainement deux fois plus de nourriture qu’auparavant et si 100 millions de chinois se mettent à boire du lait, alors évidemment nos quotas de laits seront faussés » a-t-elle déclaré en faisant référence aux limitations européennes sur la production quotidienne.
Les biocarburants, qui sont vus par leurs avocats comme une façon d’augmenter la sécurité énergétique et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, sont fabriqués principalement à partir de cultures alimentaires telles que les céréales, les graines oléagineuses et le sucre.
Les critiques des biocarburants affirment qu’ils ont peu, voire pas, de bénéfices pour l’environnement, en tout cas en ce qui concerne la première génération de biocarburants, c'est-à-dire ceux dérivés de cultures alimentaires.
Les biocarburants ont également été accusés de faire augmenter la demande en céréales et de faire augmenter les prix de l’alimentation alors que de nombreux pays ont déjà du mal à se nourrir dans le monde.
L’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation et l’Organisation pour la Coopération et le
Développement Economique, ont déclaré que les biocarburants étaient « les principaux facteurs » de l’augmentation prévue des prix de l’alimentation de 20 à 50% d’ici
2016.
http://www.actualites-news-environnement.com/15541-prix-alimentation-biocarburants.html
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On peut incriminer bien sûr les délocalisations qui ont brisé le mode de vie traditionnel des habitants des pays émergents et modifié leurs pratiques alimentaires mais admettons que les pratiques alimentaires occidentales leurs soient nécessaires pour survivre.
Dans ce cas, cela voudrait dire qu'il était crimminel au sens propre du terme d'imposer des quotas aux agriculteurs européens depuis la réforme de la PAC.Non pas que la PAC était à l'origine parfaite (la triple logique de productivisme, de socialisme subventionnite et de libre-échangisme étant évidemment très néfaste) mais que la réforme a brusquement mis en danger de famine des milliards d'êtres humains...
Le FMI a poussé les agriculteurs du quart monde à produire des cultures pour l'export, ceci bien sur en accord complet avec la vision d'un monde ultra libéral et sans frontières, tel que le souhaite l'OMC!
Résultat, les cultures vivrières ont été abandonnées par les paysans, réduisant donc l'offre sur les productions alimentaires, ce qui, avec la montée en puissance de la Chine a crée des tensions sur les prix.
Aujourd'hui l'ONU, bras armé de l'OMC accable les biocarburants et le message est relayé par nos pseudo écolos qui croient bien dire et bien faire, tout en se laissant manipuler par les lobbyes de l'agro-alimentaire et du pétrole, qui eux profitent à plein de la montée des cours.
EN fait on peut faire du bio avec toutes de végéteaux ou graisse animale, nul besoin de maïs ou de soja, raison pour laquelle je poste régulierement sur le sujet.
A cela rajoutons qu'il n'y a aucun intérêt à faire du bio avec du maïs si le prix de ce dernier augmente trop...
Et pour finir, toute baisse de la production de bio, entrainera une hausse du prix du pétrole, ce qui mécaniquement augmentera d'autant le prix de toutes productions et de tous transports, et au final ce sera la même...
Raison pour laquelle il faut absolument produire des biocarburants à partir de plantes tels les bambous sur des sols non agricoles, et c'est une chance économique pour tous les pays pauvres!