Samedi 15 mars 2008

A quelques jours du cinquième anniversaire du conflit irakien, une étude du ministère américain de la Défense reconnait que Saddam n'avait aucun lien avec al-Qaida. Mais bizarrement, il a fait marche arrière sur sa communication.

Alors que l'armée américaine fêtera le 20 mars prochain cinq ans de présence en Irak, un rapport publié mercredi par le Pentagone établit avec certitude qu'il n'y avait aucun lien direct entre le régime de Saddam Hussein et le groupe terroriste al-Qaida. C'est pourtant sur l'hypothèse d'une étroite collaboration entre Bagdad et l'organisation de Ben Laden que la Maison-Blanche a déclaré en 2003 la guerre contre le terrorisme en lançant sa première opération « Liberté de l'Irak » sur la capitale du pays.

Cette étude se fonde sur l'analyse de 600.000 documents officiels et sur plusieurs milliers d'heures d'entretiens avec d'anciens cadres du régime baasiste de Saddam Hussein.

La conclusion ? Le régime « coopérait souvent directement, bien qu'avec prudence, avec des groupes terroristes » mais n'entretenait « aucun lien avec al-Qaida ». L'étude explique que Saddam Hussein collaborait avec des groupes terroristes quand il estimait que leur action servirait les intérêts à long terme de l'Irak. Le régime irakien soutenait notamment des groupes palestiniens en apportant une aide financière aux familles des kamikazes.

D'autres rapports rédigés par la Commission d'enquête sur les attentats du World Trade Center étaient déjà arrivés à cette conclusion mais jamais avec une somme d'informations aussi importante. De même, l'existence d'armes de destruction massive sur le territoire irakien, autre argument avancé par Bush pour justifier l'intervention de l'armée, n'a jamais été prouvée.

 

«Politiquement trop sensible»

 

Le Pentagone n'a guère ébruité le rapport. La chaine de télévision américaine ABC a révélé que l'administration avait annulé l'envoi d'un communiqué de presse et avait retiré le document de son site Internet. L'intégralité du rapport devait être accessible au téléchargement dès mercredi 12 mars. Une rencontre avec les auteurs étaient même prévue. Tout a annulé au dernier moment, explique la chaine. Désormais, les renseignements ne seront envoyés qu'à ceux qui en font la demande et uniquement sous la forme de CD envoyés par courrier.

Le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, a indiqué jeudi qu'il ne savait pas pour quelle raison l'état-major avait décidé de ne pas rendre le rapport disponible en ligne. Il a dans tous les cas nié qu'il s'agisse d'une tentative pour en limiter la diffusion. Un officiel de l'administration de défense américaine, rapporté par ABC, avoue quant à lui que l'étude était jugée « politiquement trop sensible ».

http://www.lefigaro.fr/international/2008/03/14/01003-20080314ARTFIG00564-le-trop-sensible-rapport-du-pentagone-sur-l-irak.php

Par M. Bruno Lalouette
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Jeudi 13 mars 2008

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Par M. Bruno Lalouette
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Mercredi 12 mars 2008

Des visas de travail pourront être accordés aux Sénégalais pour exercer 108 métiers en France.

En signant, lundi à Dakar, un texte sur l'immigration, le ministre français chargé du dossier, Brice Hortefeux, a discrètement mis en place la première pièce d'une politique de quotas d'immigration. Le texte est un avenant qui met en musique l'accord de gestion concertée des flux migratoires, paraphé en septembre 2006 par Nicolas Sarkozy.

«Cet accord, honnête et transparent, est le symbole d'une volonté de partenariat entre la France et le Sénégal, où les deux pays prennent en compte les réalités de l'autre», a déclaré Brice Hortefeux. «Un très bon texte» qui est le reflet d'un «nouvel esprit» a de son côté sobrement commenté Ousmane Ngom, le ministre sénégalais de l'Intérieur.

Principale innovation de l'avenant, l'ouverture du marché du travail français aux Sénégalais dans 108 métiers, qualifiés ou non. Le texte prévoit ensuite la délivrance d'un plus grand nombre de visas de long séjour pour les intellectuels, les hommes d'affaires ou les universitaires. Paris s'est également engagé à augmenter son aide au codéveloppement, dont l'enveloppe passera à cinq millions d'euros. «Il ne peut y avoir de politique d'immigration efficace sans une aide au développement cohérente», a rappelé Brice Hortefeux.

En échange, le Sénégal s'engage à rapatrier dans les plus brefs délais ses ressortissants arrêtés en France en situation irrégulière. Environ 650 Sénégalais avaient été interpellés l'an dernier. «Nous ferons l'économie du passage en centre de rétention et de l'escorte qui raccompagne certains illégaux», souligne le ministre Hortefeux.

 

«Effet domino»

 

Reste que derrière les sourires, le texte a été âprement négocié des mois durant. À son arrivée, Brice Hortefeux a dû s'attacher à lever les dernières réticences de responsables sénégalais très soupçonneux à l'égard de la France. Le discours prononcé à Dakar par le président Nicolas Sarkozy en juillet 2007, mal accueilli ici, a laissé des traces. L'éventualité d'instaurer des tests ADN pour les candidats au regroupement familial a soulevé une intense polémique. Le projet a été jugé «inadmissible» par le président sé-négalais Abdoulaye Wade.

Il y a un mois, Paris a annoncé que les ressortissants du Sénégal seraient exemptés des tests ADN. Dernière concession accordée par le France : l'élargissement de la liste des métiers ouverts aux immigrants sénégalais. Prévue au départ pour compter une soixantaine de professions, elle en concerne finalement 108, allant des maçons spécialisés aux sage-femmes en passant par les ouvriers agricoles. «C'est une liste si large que même les plus oisifs trouveront à s'employer», a assuré Ousmane Ngom. L'accord laisse en revanche dans le flou le nombre de visas à accorder chaque année. C'est tout juste si un plancher de mille par an a été évoqué.

Brice Hortefeux espère, avec cet accord, qui suit ceux paraphés par le Gabon, le Bénin et le Congo, «provoquer un effet domino». Il pense d'abord au Mali, un important pays d'émigration. Il y aurait environ 60 000 clandestins maliens en France.

http://www.lefigaro.fr/international/2008/02/27/01003-20080227ARTFIG00370-hortefeux-teste-au-senegal-la-politique-des-quotas.php

Par M. Bruno Lalouette
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Mardi 11 mars 2008
Par M. Bruno Lalouette
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Lundi 10 mars 2008


Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers a déclaré dimanche à l'AFP que les premiers résultats des élections cantonales et municipales montraient que "l'ouverture à gauche n'(était) pas un sésame de victoire", en prenant appui sur ses propres bons résultats en Vendée.
"Tous les candidats du MPF en Vendée sont en très bonne position ou largement réélus (...) Le résultat de la Vendée va à l'inverse du résultat national. L'ouverture à gauche n'est pas forcément le sésame de la victoire", a déclaré M. de Villiers à l'AFP.
Philippe de Villiers a été lui-même réélu au premier tour dans son canton de Vendée, avec un score de 79,2% des voix, en nette progression par rapport au scrutin de 2001.
Le président du MPF a indiqué qu'il voulait à nouveau faire entendre sa voix au plan national, après le silence qu'il a observé depuis la présidentielle de 2007.
"C'était très important pour moi de fortifier ma majorité" en Vendée, mais "j'ai bien l'intention de me préoccuper des problèmes du pays entier" , a-t-il dit.
Le MPF se réjouit par ailleurs de la réélection dès le premier tour à Orange du maire sortant Jacques Bompard avec 61% des voix.
 

Par M. Bruno Lalouette
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Lundi 10 mars 2008


La banque centrale a annoncé hier une nouvelle opération visant à encourager les banques à se prêter des liquidités.

La crise de confiance qui sévit sur les marchés financiers depuis l'été dernier s'aggrave. Le blocage manifeste des circuits du crédit est en train de précipiter le basculement de l'Amérique dans la récession. Après l'annonce de nouvelles destructions d'emplois aux États-Unis en février, la Fed a donc surpris les opérateurs hier en annonçant une nouvelle injection massive de liquidités dans le système bancaire.

La banque centrale a porté de 60 à 100 milliards de dollars le montant de ses adjudications prévues en mars. Pour sa part, la Banque centrale européenne s'est dite prête hier à servir des dollars si nécessaire. Cela devrait donner aux banques un peu d'oxygène pour les inciter à prêter davan­tage. Les fortes baisses de taux directeurs pratiquées depuis septembre, doublées de précédentes injections de liquidités, n'ont pas suffi à rétablir la confiance.

Comme l'explique John Thain, patron de la banque d'investissement Merrill Lynch (lire ci-dessous), le feu parti des créances immobilières s'est propagé à tous les marchés de crédit aux particuliers, aux municipa­lités et aux entreprises.

 

La liste des victimes s'allonge

Dans la pratique, loin de baisser, le coût effectif du crédit aux États-Unis augmente pour beaucoup d'emprunteurs. La liste des victimes de cette crise sans précédent s'allonge. On y trouve les plus solides multinationales, des collectivités locales, des entités publiques et des particuliers à la recherche d'un financement. L'agence de l'État de Pennsylvanie a par exemple renoncé à ­accorder des prêts aux étudiants. En dépit de la garantie de l'Oncle Sam, elle ne trouve plus preneur sur le marché pour ce type de créance. L'État de Virginie occidentale envisage d'augmenter les péages sur ses autoroutes pour compenser la hausse de taux d'intérêt qu'il subit depuis que l'assureur qui garantissait ses émissions obligataires, Financial Guaranty Insurance, est jugé fragilisé par la crise.

Le mois dernier, le port de New York et du New Jersey, qui d'ordinaire trouvait des ressources à très court terme sur le marché à 4 %, a dû payer 20 % ! L'État du Wisconsin s'est trouvé dans la même situation, voyant son taux passer de 5,2 à 10 %…

Les banques qui jusqu'à présent se substituaient au marché pour prendre pendant quelques jours à leur compte le risque de ces bons clients refusent désormais de le faire. Elles sont elles-mêmes à court de fonds propres. Elles ne peuvent plus se permettre d'accumuler de risques sur leurs bilans.

Des centaines d'emprunteurs qui n'ont rien à voir avec l'immobilier, comme le Musée d'art moderne de New York ou la Ville de Buffalo en font les frais. Même les emprunteurs de meilleur standing sont affectés. General Electric, qui jouit pourtant d'une notation « AAA », gage de la meilleure solidité financière, doit payer, sur les 3,35 milliards de dollars d'obligations à cinq ans émises la semaine dernière, 17 millions de dollars d'intérêts annuels de plus que s'il avait emprunté il y a neuf mois. En dépit d'une baisse de taux directeurs de la Fed de 2,25 % depuis septembre, la prime de risque exigée par le marché sur les obligations d'entreprises privées est au plus haut depuis 1997.

 

Des petites banques fragilisées

Les banques américaines ont découvert depuis l'automne qu'elles avaient considérablement sous-estimé les risques qu'elles avaient pris. Cette gigantesque erreur collective tient en partie à leur confiance aveugle dans des systèmes de notation de risques de créances et de prêts titrisés qui se sont révélés inopérants.

La Fed a compris que les 181 milliards de dollars de dévalorisations d'actifs bancaires déjà annoncés depuis le début de la crise ne couvraient toujours pas l'ensemble du problème. D'autres fortes dépréciations sont vraisemblables, car l'immobilier n'a pas touché le fonds. Dans le secteur résidentiel, les saisies de logements battent des records. Quant à l'immobilier commercial, la valeur des immeubles de bureaux et des centres commerciaux commence à dégringoler, ce qui fragilise au passage des centaines de petites banques qui les avaient financés.

http://www.lefigaro.fr/economie/2008/03/08/04001-20080308ARTFIG00155-la-crise-du-credit-paralyse-l-amerique-.php

 

 

Par M. Bruno Lalouette
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Lundi 10 mars 2008


La confiance des ménages n'a jamais été aussi basse depuis vingt ans. Les économistes craignent un ralentissement de la consommation.

Ces derniers mois, le chômage baissait de moins en moins vite. En janvier, il a fini par remonter. Les Français auraient-ils pressenti cette mauvaise nouvelle ? Ils sont en tout cas persuadés que la situation de l'emploi va continuer à se détériorer. Pour le huitième mois d'affilée, leur moral a continué de baisser en février, l'indicateur le mesurant atteignant 35 (en recul de 1 point par rapport à janvier), selon les données publiées hier par l'Insee. Un triste record ! Jamais en vingt ans les ménages n'avaient été aussi déprimés par la situation économique.

Mais le chômage est loin d'être leur seule inquiétude. Ce qui préoccupe le plus les Français : la hausse des étiquettes. Ils ont le sentiment que les choses sont allées en se dégradant ces derniers mois (+ 4 points). Et s'ils sont moins inquiets qu'en janvier sur les perspectives d'évolution d'inflation, «c'est une préoccupation qui reste très forte depuis mi-2007», explique-t-on à l'Insee.

Alors que le débat s'anime sur les dérapages des prix, alimentaires notamment, les consommateurs ont le sentiment que le panier qu'ils remplissent semaine après semaine ne cesse d'augmenter, et rogne leur pouvoir d'achat. Ils «remarquent davantage la hausse du prix de la baguette de pain qu'ils achètent tous les jours que la baisse du prix (à qualité constante) de l'ordinateur qu'ils achètent tous les deux ou trois ans», explique une étude de Xerfi.

Selon les calculs de l'institut, l'inflation des « produits à haute fréquence d'achat» s'approche de 5 %  quand l'inflation générale mesurée par l'Insee s'élève à 2,8 %. Or, poursuit l'étude, «l'inflation perçue, plus que l'inflation “réelle”, détermine les comportements des ménages, notamment en matière d'épargne et de consommation ».

 

Poids des dépenses contraintes

Du coup, les Français jugent de moins en moins opportun d'effectuer des achats importants. L'indicateur de l'Insee a perdu 2 points et a chuté en février, à son plus bas niveau depuis mai 1997. «Le poids des dépenses contraintes dans le budget des ménages est allé croissant, réduisant leur marge pour réaliser d'autres achats», souligne Ma-thieu Kaiser, chez BNP Paribas.

Un comportement de mauvais augure pour la consommation en produits manufacturés  qui a déjà reculé de 1,2 % en janvier. «Cet affaiblissement de la confiance va peser sur les dépenses de consommation», assure Mathilde Lemoine, chez HSBC France. Ce qui mettrait en danger la croissance dont elle est depuis des mois le meilleur soutien. Accidentel ou non, le rebond du chômage en janvier n'est pas fait pour améliorer le tableau et restaurer la confiance !

http://www.lefigaro.fr/economie/2008/02/29/04001-20080229ARTFIG00343-le-chomage-rebondit-fortement-en-janvier.php

 

Par M. Bruno Lalouette
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Vendredi 7 mars 2008


Menacé d'assassinat depuis 2004, le chef de file du Parti de la liberté vit reclus, protégé par des gardes du corps, changeant d'adresse chaque nuit. La lutte contre l'immigration musulmane et l'islamisme est son obsession.

LE FIGARO. Avez-vous mesuré les conséquences de votre film, pour vous et pour votre pays ?
Geert WILDERS. Personne n'est autant que moi conscient de la menace. Mais si j'avais dû m'arrêter, je l'aurais fait il y a trois ans. J'ai vécu dans des prisons, dans des baraquements militaires, et la pression a encore grandi ces derniers mois. Mais je suis un élu et je mène mon combat sous la bannière de la loi. Si je devais renoncer à dire ce que je pense, les adversaires de la démocratie auraient alors gagné.

Votre pays est inquiet des retombées diplomatiques et économiques que pourrait causer votre film.
Mon film n'est pas encore sorti, personne ne l'a vu, mais déjà des muftis l'ont condamné, prédit que le sang sera versé, des pays arabes menacent les Pays-Bas d'embargo ! Et mon pays, plutôt que de demander à quelques imams de se taire, plutôt que de rappeler nos principes démocratiques et celui de la liberté d'expression, par un ridicule et indigne aveu de faiblesse, cède à la menace et prépare nos ambassades au pire !

Selon vous les valeurs islamiques et les valeurs démocratiques sont inconciliables, irrémédiablement. Comment les Pays-Bas peuvent-ils intégrer leur population d'origine musulmane ?
Je ne veux plus de nouveaux immigrés. Je n'ai rien contre les individus, mais nous avons un problème avec l'idéologie islamique. Je ne veux pas renvoyer ceux qui sont ici et veulent s'assimiler, mais je leur dis de se débarrasser de cette idéologie, que je qualifie de fasciste.

Quel est le choix que vous offrez à un musulman hollandais ?
C'est vrai que selon le Coran, ce livre terrible, vous ne pouvez pas renoncer à être musulman. À moins de risquer la mort. S'ils veulent s'appeler musulmans, nouveaux musulmans ou comme ils veulent, cela ne me dérange pas. Ce qui m'importe c'est qu'ils se séparent de cette part de violence et d'intolérance qui est dans le Coran.

Pensez-vous que la provocation et les slogans à l'emporte-pièce font avancer les choses ?
À la différence des autres, nous, au Parti de la liberté, nous ne mâchons pas nos mots. Un million de musulmans pour 16 millions de Hollandais, c'est trop. Nous sommes les seuls à nous élever contre l'immigration musulmane, les projets de mosquées, d'écoles coraniques. Certains disent également vouloir refuser le relativisme culturel. Mais moi je le dis de manière plus claire : ma culture est meilleure que la culture islamique. Nous ne traitons pas les femmes, les homosexuels, les relations politiques au sein de la société, comme cette culture retardée. Les individus sont égaux. Mais toutes les cultures ne se valent pas.

Avez-vous vraiment peur pour votre identité et l'identité des Pays-Bas ?
Je crois vraiment que notre liberté est menacée par ce que j'appelle le tsunami islamique. Si dans le futur, les musulmans approchent ou arrivent à la majorité aux Pays-Bas, nous perdrons tout ce pourquoi nous nous sommes battus : notre démocratie, notre liberté, nos lois. Le chauvinisme n'est pas un vilain mot.

Par M. Bruno Lalouette
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Jeudi 6 mars 2008


Quand les esprits dérangés se rencontrent, c'est pour mieux nous vendre les mensonges issus d'esprits tordus!
Par M. Bruno Lalouette
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Mercredi 5 mars 2008
L'Europe va chercher sa sécurité énergétique en Algérie
 
Alors que la crise gazière entre la Russie et l'Ukraine menace indirectement les livraisons vers l'Europe, Bruxelles poursuit son rapprochement avec l'Algérie dans le but de diversifier et de sécuriser ses sources d'approvisionnement.

"L'Algérie cherche un marché fiable et l'UE cherche un fournisseur sûr" a résumé la Commissaire européenne aux affaires extérieures Benita Ferrero-Waldner, en visite à Alger mardi. Cette visite comprenait la négociation d'un mémorandum d'entente sur l'énergie entre l'UE et l'Algérie, qui est actuellement le 3ème fournisseur européen en Europe, et le 13ème concernant le pétrole. Cet accord devrait concerner principalement le gaz naturel, mais également le développement de l'énergie solaire en Algérie et la séquestration des gaz torchés.

Le partenariat évoqué de part et d'autre de la Méditerranée inclut la participation de l'UE à des "projets très concret dans l'économie, le commerce, la sécurité, la libre-circulation des personnes et l'émigration", a évoqué la Commissaire, en vue de faciliter les réformes économiques entreprises dans le pays.

Il implique également l'appui de l'UE à l'Algérie dans sa tentative de se faire accepter au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Jusqu'à présent, celle-ci y oppose les subventions publiques qu'Alger accorde au prix domestique du carburant.

Par M. Bruno Lalouette
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