Mercredi 16 avril 2008


Dans son édition datée du 14 avril, le Daily Mail révèle le contenu d'un courriel confidentiel (publié ci-dessous en intégralité) qui aurait été adressé par une diplomate britannique à Dublin, dans lequel on constate, selon le journal, que "le gouvernement irlandais a élaboré un plan destiné à tromper les électeurs lors de la prochaine consultation référendaire sur le Traité européen". Le message de la diplomate indiquerait en particulier qu'il faut ménager les craintes irlandaises sur la future Europe de la Défense qui menace la neutralité du pays, en organisant le référendum le plus tôt possible car, écrit-elle, "Sarkozy est complètement imprévisible", faisant allusion à la future présidence française de l'Union européenne. Le memo diplomatique indiquerait également que la Commission entendait bien "minimiser ou reporter les messages qui pourraient être contreproductifs" pour le "oui" irlandais. Il faut précipiter l'organisation du référendum en pariant sur le fait que "la plupart des gens n'auront pas le temps d'étudier le texte et suivront alors les recommandations des politiciens en qui ils ont confiance"...


Traduit de l'anglais par L'ObsE

From today's DAILY MAIL, Ireland 

 Front page headline on today,  Monday 14 April 2008
 
__________ 

"THE TREATY  CON"

by John Lee and Michael Lea
 

Le gouvernement a élaboré un plan destiné à tromper les électeurs lors de la prochaine consultation référendaire sur le Traité européen. C'est ce que révèle aujourd'hui le Daily Mail. Un courriel vient en effet d'être rendu public, qui montre comment les ministres préparent une campagne délibérée de désinformation afin de faire gagner le "oui" au Traité de Lisbonne lors du vote référendaire imposé par la Constitution.

Le Ministre des Affaires étrangères, Dermot Ahern, a même reçu personnellement l'assurance que la Commission de Bruxelles nuancerait ou reporterait toute annonce qui pourrait être "contreproductive" pour le "oui"...

Plus grave, le courriel révèle que les ministres ont refusé que le référendum ait lieu en octobre, ce qui aurait un choix plus pertinent sur le plan de la procédure, parce qu'ils craignaient des "développements contreproductifs" au cours de la Présidence française de l'Union, en particulier en ce qui concerne la défense européenne. Voilà qui soulève de graves inquiétudes sur le fait que la neutralité militaire inscrite dans la Constitution irlandaise soit gravement affaiblie par le Traité - nouvelle version de la défunte constitution européenne.

Ce mémo a été envoyé au gouvernement britannique par Elizabeth Green, une diplomate britannique de haut rang à Dublin, à la suite d'une réunion avec Dan Mulhall, haut responsable du Ministère irlandais des affaires étrangères. L'objet de ce courriel était d'informer Londres des efforts du gouvernement irlandais afin d'assurer un vote "oui" au référendum. 

L'Irlande est le seul Etat membre de l'Union européenne qui autorise ses électeurs à donner leur avis sur le Traité et les chefs d'Etats sont visiblement terrifiés à l'idée qu'ils puissent le rejeter.

Ceux qui font campagne pour le "non" mettent en garde contre un Traité qui pourrait mettre fin au pouvoir de l'Irlande de décider de sa politique fiscale comme de sa politique sociale. Toutefois, l'aspect le plus controversé est la possibilité d'avancées dans le concept "d'armée européenne" qui violerait le principe de neutralité qui est un des principes fondateurs de l'Etat. La France a particulièrement à cœur de faire avancer l'idée d'une force armée européenne, que ses opposants craignent de voir passer à l'action malgré l'opposition de l'Irlande, en raison du système de vote à la majorité qualifiée au Conseil [clause passerelle de l'art 48, NDLR].

Des craintes ont déjà été exprimées sur le sort des soldats de la paix irlandais envoyé au Tchad qui pourraient être impliqués dans les objectifs politiques et militaires français dans la région. Le courriel qui a fait l'objet de cette fuite admet que c'est l'un des problèmes que l'on doit se garder de soumettre aux électeurs, et que le risque de voir les Français d'exprimer sur ce sujet rendait impossible la tenue du référendum à l'automne. Il est ainsi rédigé : "Mulhall estime que le choix d'une date en octobre aurait été plus facile sur le plan procédural, mais le risque d'évènements contreproductifs au cours de la Présidence française - en particulier sur la défense européenne - est beaucoup trop élevé. Nicolas Sarkozy est totalement imprévisible." 

Le haut responsable irlandais est également préoccupé par les récentes négociations à l'OMC, qui ont déjà suscité la colère des agriculteurs et qui pourraient décider les électeurs à voter contre le traité. Les agriculteurs et les acteurs de la filière agricole préparent une journée de grève cette semaine pour protester contre les positions prises par le Commissaire européen au commerce international Peter Mandelson. Le courriel indique aussi que Mulhall craint "un accord de l'OMC fondé sur des concessions qui pourraient conduire les puissantes organisations agricoles à retirer leur soutien". 

Toutefois, les ministres du gouvernement fondent leurs espoirs sur le fait que le traité ne peut être lu ou compris par la plupart des électeurs - et qu'en lançant un référendum à court terme, on empêcherait qu'ils le fassent de toute façon : "la plupart des gens n'auront pas le temps d'étudier le texte et suivront alors les recommandations des politiciens en qui ils ont confiance", ajoute-t-il.

Il souligne également que le gouvernement prévoit d'empêcher les électeurs d'analyser les détails, déclarent que "l'objectif est de se concentrer sur les avantages globaux de l'Union européenne plutôt que sur le traité lui même". 

Il poursuit en expliquant les détails de la loi référendaire, qui a été adoptée "après de longues consultations avec les juristes du gouvernements et avec les partis politiques". Toutefois, il admet que la loi est "en grande partie incompréhensible pour le lecteur moyen".

Le message fait référence à des manoeuvres destinées à tromper l'électeur sur la véritable date et indique : "Les irlandais ont choisi le 29 mai mais vont retarder l'annonce de cette date afin de laisser le camp du non dans le flou". "Le Taoiseach (Premier ministre) et Dermot Ahern [Ministre des affaires étrangères, NDLR) ont estimé qu'il y aurait un petit avantage à laisser le camp du Non dans le doute".

La date du 12 juin a été avancée depuis lors, mais il n'est pas clair que ce soit la date définitivement retenue ou si l'option du 29 mai est toujours en réserve afin de déstabiliser la campagne du "non".

Le courriel ajoute que la Commission européenne faisait de son mieux pour éviter de diffuser de mauvaises nouvelles auprès des électeurs irlandais et que M. Mulhall estimait que d'autres institutions - y compris la Commission - jouaient le jeu et jouent un profil bas. 

Il ajoute que durant son voyage à Dublin, la Vice Présidente de la Commission Margot Wallstrom a indiqué à Dermot Ahern que "la Commission voulait minimiser ou reporter les messages qui pourraient être contreproductifs". 

Le message souligne que "Mulhall a remarqué que les médias ont été relativement calmes jusqu'à présent sur le processus de ratification". 

Un porte parole du gouvernement a refusé  de commenter cette fuite lors d'une réunion, hier soir, en déclarant : "La date a été fixée par le Taoiseach, il n'y a aucun changement".

DAILY MAIL, Ireland 
Monday 14 April 2008
 




Memo envoyé au gouvernement britannique par Elizabeth Green, diplomate britannique à Dublin, à la suite d'une réunion avec Dan Mulhall, haut responsable du Ministère irlandais des affaires étrangères

Irish have picked May 29 for voting but will delay an announcement to keep the no camp guessing (please protect). DFA's EU director gives us referendum timetable and details of the bill, to be published next week. Aim is to focus the campaign on overall benefits of EU rather than the treaty itself. Concern about the potential impact of a WTO deal and of Sarkozy.

The draft, largely incomprehensible to the lay reader, had been agreed following lengthy consultation with government lawyers and with the political parties.

The bill would enter parliament in the second week of April and it would probably take two weeks to go through and be passed around 22 April. The minister for the environment would thus be entitled to set an order naming the date for the referendum between 30 to 90 days of the order being made. Technically, the Taoiseach and Ahern saw a slight advantage in keeping the no campaign guessing. 29 May was the assumed date in working plans.

Mulhall said a date in October would have been easier from a procedural point of view. But the risk of unhelpful developments during the French presidency - particularly related to EU defence - were just too great. Sarkozy was completely unpredictable. The only other unhelpful event the Irish thought might impact on the May vote would be a WTO deal based on agricultural concessions that could lead the powerful farming association to withdraw its support.

I ran through the UK parliamentary ratification timetable and noted that the refernedum vote on 5 March would be a particularly sensitive moment. Mulhall remarked that the media had been relatively quiet on the ratification process so far. We would need to remain in close touch given the media crossover.

Mulhall said other partners - including the Commission - were playing a helpful, low-profile role. Vice-president Margot Wallstrom, who had been in Dublin yesterday and today, had told Dermot Ahern that the Commission was willing to tone down or delay messages that might be unhelpful.

??? ??? ???...so Irish thought treaty was taken for granted...... David Miliband not going

Most people would not have time to study the text and would go with the politicians they trusted.


Par M. Bruno Lalouette
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Mardi 15 avril 2008
OGM sélectionnée dans Actualités & Politique
Par M. Bruno Lalouette
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Lundi 14 avril 2008


Aujourd'hui en Belgique, de futurs enseignants se montrent réticents à l'idée d'enseigner la théorie de l'évolution de Darwin, préférant, par conviction religieuse, affirmer que la naissance de l'Univers et des êtres humains a été dirigée par une instance supérieure, écrit le journal Le Soir dans son édition de ce lundi. Ce serait surtout le cas de certains futurs enseignants de biologie musulmans ou de stagiaires venus du Maroc.

C’est le rôle des inspecteurs de vérifier le respect des programmes

La situation inquiète certaines directions d'écoles mais aussi les deux ministres chargés de l'Enseignement, Christian Dupont et Marie-Dominique Simonet. Le député libéral Philippe Fontaine (MR) les a récemment interrogés au parlement francophone à ce sujet, rappelle Le Soir. Les ministres insistent sur le rôle que doivent jouer les inspecteurs pour vérifier le respect des programmes scolaires.

Une étude a d'ailleurs été confiée à l'ULB pour mesurer l'ampleur du phénomène dans une soixantaine d'écoles. Un budget de 138.000 euros a été débloqué pour cette étude. En attendant, le ministre Dupont annonce que les professeurs bénéficieront d'un module de formation continu portant sur "les conflits de loyauté vécus par l'élève vis-à-vis de ses pairs ou de sa famille".

Pour Jean-Christophe de Biseau, biologiste à l’Université Libre de Bruxelles, cette réticence face au Darwinisme est plus due à un manque de formation des futurs professeurs qu'à une réelle volonté de faire valoir les thèses créationnistes véhiculées par les religions : "Un certain nombre d’enseignants de biologie ne sont pas forcément eux-mêmes biologistes, ou en tout cas n’ont pas fait des études de biologistes à proprement parler, et n’ont pas eu de cours, en tout cas pas approfondis, sur l’évolution. Or, il faut reconnaître que les concepts liés à l’évolution sont des concepts relativement compliqués qui ne peuvent pas s’apprendre facilement en lisant un petit chapitre dans un livre. Et évidemment on peut s’inquiéter de savoir comment ces enseignants-là sont capables de transmettre ces informations à leurs élèves."

http://www.rtlinfo.be/news/article/118808/--De+futurs+enseignants+rejettent+Darwin+par+conviction+religieuse+%21

Par M. Bruno Lalouette
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Lundi 14 avril 2008
Dominique Souchet (MPF) a été élu ce dimanche député de la 5e circonscription de Vendée. Le conseiller général de Luçon, proche de Philippe de Villiers, qui se présentait sous l'étiquette "divers droite" simpose avec 59,5% des voix devant le maire socialiste de Benet, Daniel David, candidat PS-Verts-PRG. Il s'agissait du deuxième tour d'une élection législative partielle organisée pour remplacer Joël Sarlot (divers droite proche de Philippe de Villiers) démissionné par le Conseil constitutionnel au mois de février et déclaré inéligible pour un an suite à une erreur d'écriture constatée dans ses comptes de campagne lors des législatives de 2007.

source : Ouest-France
Par M. Bruno Lalouette
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Lundi 14 avril 2008


LE FIGARO. Le projet de loi sur les OGM a-t-il été «dénaturé» par les députés ?

Michel BARNIER. Non. Il y a même eu un certain nombre d'avancées notamment sur l'organisation du Haut Conseil des biotechnologies ou sur l'étiquetage des semences. En revanche, l'amendement du communiste André Chassaigne pose problème. Soit il est inutile, soit il est hypocrite. Si l'intention sincère de ceux qui l'ont voté est de protéger les AOC et les zones naturelles, il est inutile, car les agriculteurs et les responsables des parcs naturels peuvent, dans leur cahier des charges, interdire la culture des OGM. La majorité a d'ailleurs voulu renforcer ces mesures. Mais, si l'intention cachée est d'interdire dans toute la France les OGM, alors, il faut le dire, et nous ne pouvons pas l'accepter. C'est contraire à une directive européenne qui empêche les interdictions de cultures d'OGM sur tout un territoire. Je pense que cet amendement devra être réexaminé au Sénat.

Nathalie Kosciusko-Morizet a-t-elle franchi la ligne jaune en s'en remettant à la sagesse des députés sur cet amendement ?
Sur cet amendement voté au milieu de la nuit, il y a eu un certain flottement. Les députés attendaient sans doute une position claire du gouvernement. Au-delà des critiques qui ont été faites, NKM a eu le mérite de s'expliquer franchement devant François Fillon, Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé au bureau politique de l'UMP. Chacun considère que l'incident est clos. Ce n'est jamais facile, je peux en témoigner, d'être ministre de l'Environnement quand on est à droite !

Bernard Accoyer déplore, dans Le Parisien, votre absence de l'Hémicycle lors du débat. Que lui répondez-vous ?
Bernard Accoyer sait bien que le gouvernement doit parler d'une seule voix. Le premier ministre avait chargé Jean-Louis Borloo de conduire cette discussion qui englobe l'environnement, la recherche, l'agriculture et la santé. Il l'a bien fait. Je me suis exprimé à ses côtés devant l'Assemblée nationale au début de la discussion générale. J'étais là aussi pour le vote final et je reste à la disposition du Parlement.

Les anti-OGM considèrent que c'est un projet de loi pro-OGM. Que leur répondez-vous ?
Ce projet de loi n'est pas un texte pour ou contre les OGM. Il s'agit d'organiser la production avec ou sans OGM et la coexistence éventuelle des cultures. C'est une autre question et une autre procédure de savoir si nous autoriserons ou non les cultures d'OGM à l'avenir. Je rappelle qu'en 2001, Lionel Jospin et sa ministre Verte Dominique Voynet ont accepté une directive européenne sur ce dossier des OGM qui devait être transcrite dans notre droit national. Ce projet de loi est un vrai progrès sur la transparence, la responsabilité, le libre choix et l'évaluation scientifique.

Faut-il autoriser les OGM pour la recherche ?
Évidemment. Mettons dans ce débat davantage de raison que de passion, et prenons garde de ne pas décourager les laboratoires publics et privés. Il n'est écrit nulle part qu'à l'avenir, les céréales devront être américaines, les biocarburants brésiliens, la recherche indienne ou chinoise et… la facture européenne ! Il serait aussi paradoxal que le combat des anti-OGM aboutisse à un monopole mondial d'une seule entreprise multinationale américaine, Monsanto.

Et puis, il ne faut pas résumer la question des OGM à l'agriculture. Il y a des recherches sur les OGM qui sont d'intérêt général, pour permettre à l'industrie d'utiliser moins de produits chimiques. Il y a aussi des recherches OGM sur la nutrition ou sur la mucoviscidose. Enfin, les biotechnologies ne se résument pas aux OGM. Il y a des biotechnologies végétales ou agronomiques sans transgénèse sur lesquelles nous allons amplifier la recherche avec un programme de 45 millions d'euros.

Les agriculteurs sont-ils très hostiles aux cultures d'OGM ?
Il n'y a pas d'hostilité idéologique de leur part, puisque les agriculteurs cherchent à utiliser moins de produits phytosanitaires. Ils savent qu'il y aura de moins en moins d'eau, ils doivent protéger leurs plantes. Ce sont précisément les propriétés des semences d'OGM. Ils sont également vigilants sur les risques de dissémination et c'est à ces questions que le projet de loi permet précisément de répondre.

Y a-t-il un risque de contamination en cas de coexistence des cultures ?
C'est d'un risque de dissémination qu'il peut s'agir. C'est parce qu'il y a une interrogation sur ce point que le gouvernement a fait jouer la clause de sauvegarde sur le seul maïs transgénique cultivé en France, le MON810. Nous attendons l'évaluation européenne de ce risque.

L'écologiste Corinne Lepage a dit que le «Grenelle de l'environnement» était «planté». Qu'en pensez-vous ?
C'est un propos polémique qui est faux, parce que durant tout le «Grenelle», chacun des participants savait que ce texte, qui constitue un progrès en matière de transparence et de responsabilité, viendrait en discussion. C'est aussi un propos injuste, car le travail du «Grenelle» continue. Jean-Louis Borloo va présenter plusieurs projets de loi dans les mois qui viennent, pour mettre en œuvre les propositions du «Grenelle».

Vous vous rendez aujourd'hui à Bruxelles pour étudier avec les autres ministres de l'Agriculture la question de la sécurité alimentaire. Est-ce une urgence ?
Oui, il y a urgence. J'y travaille avec Bernard Kouchner. Il y a urgence à prendre une initiative européenne, car l'insécurité alimentaire devient une question de sécurité. Elle provoque des émeutes à Haïti ou à Yaoundé et un jour des guerres, comme d'ailleurs la question de l'eau. Je proposerai à mes collègues plusieurs orientations : il faut préparer l'agriculture à s'adapter au changement climatique, au Nord comme au Sud, il faut donner la priorité à la production agricole à des fins alimentaires, abonder très vite le programme alimentaire mondial, réorienter notre aide publique vers l'agriculture, un secteur délaissé depuis trente ans au niveau européen comme dans les relations bilatérales avec l'Afrique. La Banque mondiale vient de dire que l'agriculture est le meilleur levier pour lutter contre la pauvreté. Nous ne devons pas seulement exporter ou aider dans l'urgence. Il faut que ces pays pauvres retrouvent une capacité de production autonome.

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/14/01002-20080414ARTFIG00279-barnierdefend-les-avancees-de-la-loi-sur-les-ogm.php

Par M. Bruno Lalouette
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Lundi 14 avril 2008

Selon l'ex-procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie Carla Del Ponte, plusieurs hauts responsables Albanais du Kosovo ont organisé le meurtre de centaines de prisonniers serbes, dont les organes étaient ensuite revendus.

Des prisonniers systématiquement dépouillés de leurs organes quitte à les tuer, leurs reins, leurs poumons revendus à l'international, c'est le scénario de film d'horreur que révèle l'ex-procureure du Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie Carla Del Ponte dans un livre à paraître dans le mois.

Selon la procureure, qui a traqué durant huit ans les criminels de guerre de l'ex-Yougoslavie, environ 300 prisonniers, dont des femmes, des Serbes et d'autres ressortissants slaves, ont été transportés au courant de l'été 1999 depuis le Kosovo jusqu'en Albanie où ils étaient enfermés dans une sorte de prison.

Là, «des chirurgiens prélevaient leurs organes. «Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient», écrit Carla del Ponte dans «La chasse, moi et les criminels de guerre». Et, précise-t-elle, leurs bourreaux n'hésitaient pas à aller plus loin. «Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes».

 

De hauts dirigeants Albanais du Kosovo impliqués

 

Toujours selon Carla del Ponte, «les dirigeants d'un niveau intermédiaire et élevé de l'UCK étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes». Or, les responsables de l'organisation indépendantiste kosovare à l'été 1999 étaient Agim Ceku, Premier ministre du Kosovo de mars 2006 jusqu'en janvier 2008, et Hashim Thaçi, actuel Premier ministre.

Si les informations de la procureure sont exactes, le scandale est donc énorme. Mais, comme elle l'avoue elle-même, ses sources, des «journalistes fiables» et des membres de l'ONU, ne suffisent pas à enquêter. Elle déplore d'ailleurs, les «violences contre les témoins» prêts à évoquer les crimes de l'UCK durant la guerre du Kosovo.

Le livre de Carla Del Ponte a déjà fait du bruit. Notamment en Suisse, dont l'ex-procureure est ambassadrice en Argentine. Zurich a interdit à Del Ponte de présenter son ouvrage en Italie, estimant qu'il était incompatible avec son statut.

http://www.lefigaro.fr/international/2008/04/14/01003-20080414ARTFIG00326-le-premier-ministre-kosovar-accuse-de-trafic-d-organes-.php


Par M. Bruno Lalouette
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Lundi 14 avril 2008
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Vendredi 11 avril 2008
Par M. Bruno Lalouette
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Vendredi 11 avril 2008

M.B. (lefigaro.fr) avec AFP
10/04/2008

La Cour d'appel de Rennes a condamné jeudi l'ex-candidate socialiste à verser leurs salaires à deux anciennes collaboratrices.

Plus de dix années de procédure auront été nécessaires pour que Ségolène Royal soit obligée de s'acquitter des rémunérations de deux de ses anciennes collaboratrices. La Cour d'appel de Rennes a en effet rendu jeudi une décision condamnant l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle à verser plusieurs mois de salaires non payés à deux de ses attachées parlementaires, ayant travaillé pour elle entre 1995 et 1997.

«Je suis entièrement satisfaite de la décision de justice qui a reconnu qu'il y avait licenciement abusif. Je voulais juste récupérer mes bulletins de salaires et la somme correspondante», a déclaré l'une des ex-assistantes, Evelyne Pathouot. Ce n'est absolument «pas une vengeance envers Mme Royal», a-t-elle poursuivi.

Les deux assistantes, licenciées comme tous les autres attachés parlementaires en avril 1997 après la dissolution de l'Assemblée nationale, affirmaient avoir pourtant continué à travailler pour Ségolène Royal durant la campagne électorale des élections législatives de 1997 puis jusqu'en juillet, après son entrée dans le gouvernement Jospin, sans recevoir les salaires correspondants. Elles avaient en conséquence saisi l'année suivante le conseil des prud'hommes de Niort. Le début d'une procédure judiciaire qui durera dix ans.

Des déboires professionnels qu'Evelyne Pathouot a relatés dans un livre, «Ségolène Royal, ombre et lumière», paru le 8 février 2007 en pleine campagne électorale pour l'élection présidentielle. L'ancienne assistante y raconte notamment comment, après son arrivée au gouvernement comme ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, Ségolène Royal propose à ses deux collaboratrices personnelles de Melle, de les embaucher sur le budget de l'Education nationale.

 

«La légalité de ces contrats était incertaine»

 

«Nous étions surprises, car nous ne comprenions pas, même avec la meilleure volonté du monde, en quoi notre mission de propagande ségoliste à Melle pouvait se rapprocher du service public de l'Education nationale. […] La légalité de ces contrats était incertaine car, même ministre déléguée, Ségolène ne pouvait passer outre certaines règles de recrutement de la fonction publique». Les jeunes femmes refusent le contrat, songeant déjà à alerter la presse sur les «curieuses conceptions du droit social» de la nouvelle ministre.

Après ce nouvel épisode, Evelyne Pathouot décide de mettre un terme à sa collaboration avec Ségolène Royal. Plusieurs mois après, n'ayant toujours pas perçu ses derniers salaires, elle décide de porter plainte aux prud'hommes.

Par M. Bruno Lalouette
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Mercredi 9 avril 2008


Propos recueillis par Samuel Laurent (lefigaro.fr)
08/04/2008


François Grosdidier à l'Assemblée, le 3 avril dernier.

Le député UMP François Grosdidier ferraille contre le lobby pro-OGM à l'Assemblée. Il détaille pour lefigaro.fr les raisons de son combat, qui l'amène à s'opposer à des parlementaires de son parti.

François Grosdidier, député de Moselle, a fait adopter mardi soir avec Yves Cochet et le communiste André Chassaigne un amendement qui torpille celui de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée, et va dans le sens de plus de transparence en matière d'information sur les OGM. Une indépendance qu'il estime justifiée par des considérations avant tout éthiques. Entretien.

Pourquoi vous placer en porte-à-faux avec une partie des parlementaires UMP ?

J'estime que les enjeux sont énormes et importants. Les amendements adoptés par le Sénat et repris par la Commission des affaires économiques sont en contradiction avec l'esprit du Grenelle de l'environnement et avec les attentes de la société française. Certains voudraient tout faire pour mettre en place un système verrouillé et opaque, dans le but de diffuser rapidement et massivement les cultures OGM. Ce groupe d'élu est en complet décalage culturel et générationnel. Pour moi, le texte qu'ils voulaient faire passer constitue une faute morale. L'humanisme implique à mon avis de faire passer les questions sanitaires et environnementales au-dessus des autres considérations.

A titre personnel, vous êtes hostiles aux cultures OGM ?

Pas du tout. Je ne suis pas hostile à priori aux cultures OGM, mais je souhaite une transparence maximale. Je voterai contre tout amendement qui ne garantira pas cette transparence. Dans le groupe UMP, nous avons toujours eu une liberté de vote sur des questions éthiques. J'estime que c'est le cas. Et quand il s'agit de questions de transparence et de santé publique, je n'ai aucun état d'âme à voter avec l'opposition. D'ailleurs, je reçois énormément de mails de sympathisants UMP qui me disent « vous avez raison, on n'a pas voté pour ce parti ou adhéré pour les OGM ».

Qui sont ces élus contre lesquels vous vous battez ?

Un petit groupe, notamment au sein de la commission des affaires économiques, qui postule l'innocuité des OGM et juge leur impact sur l'environnement insignifiant. Ce groupe veut rompre avec l'équilibre du Grenelle. Cette nuit, la violence de leurs prises de positions concernant un arrêté qui donnait au seul ministre de l'Agriculture la compétence d'autoriser une mise en culture d'OGM, alors que le texte original stipule que la décision doit être prise conjointement par les ministres de l'Agriculture et de l'Environnement, a achevé de me convaincre. Je trouve aussi qu'instituer un délit de fauchage spécifique est stupide. Le droit commun suffit pour faire condamner un faucheur. Faire du caractère OGM du champ fauché une circonstance aggravante revient à transformer les faucheurs en martyrs. C'est une erreur politique.

Les parlementaires subissent-ils des pressions sur le sujet ? Lesquelles ?

Personnellement, j'en subis peu, mais j'ai la réputation d'y être peu sensible. D'autres que moi y ont eu droit, effectivement. Les lobbies travaillent très en amont, au niveau des départements, des circonscriptions. Ils passent par les syndicats agricoles pour menacer les parlementaires. Dans leur grande majorité, mes collègues de l'UMP voudraient préserver l'équilibre obtenu lors du Grenelle. Plusieurs seraient prêts à s'abstenir ou à voter contre des amendements qui iraient trop loin dans l'autre sens.

Dans ce débat, comment se situent les ministres et Nicolas Sarkozy ?

Jean-Louis Borloo ou Nathalie Kosciusko-Morizet sont visiblement mal à l'aise sur le sujet, c'est visible. Ils aimeraient préserver le texte original. Michel Barnier, me déçoit. Il reste dans une position de ministre de l'Agriculture, beaucoup plus productiviste qu'écologiste. Quant à Nicolas Sarkozy, j'estime que le fait qu'il n'ait pas abordé la question des OGM lors de son discours devant la FNSEA (principal syndicat agricole, favorable à la culture OGM, NDLR) signifie qu'il veut rester fidèle à l'esprit du Grenelle. Mais c'est encore un long combat. Mes adversaires sont déterminés, et ils ne s'arrêteront pas. La question reviendra sur la tapis tôt ou tard.

Par M. Bruno Lalouette
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