Samedi 17 mai 2008
Une quinzaine de bateaux de marins-pêcheurs bloquaient l'entrée du port de plaisance de La Rochelle, vendredi, pour réclamer du gouvernement un soutien financier pour compenser la hausse des prix du gazole. (AFP)

Ils bloquent les ports de La Rochelle, des Sables-d'Olonne et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée, pour protester contre la hausse du prix du gazole.

Les pêcheurs semblent déterminés à poursuivre leur mobilisation, pour dénoncer la hausse du prix du gazole. Samedi, ils bloquaient les ports de La Rochelle, des Sables-d'Olonne et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée.

A La Rochelle, l'accès au Vieux port est bloqué pour le troisième jour consécutif, tout comme le port de commerce de La Pallice et le port de Plaisance des Minimes. Pour le port de commerce, les autorités portuaires ont toutefois négocié avec les pêcheurs la possibilité pendant le week-end de faire entrer et sortir les navires pendant trois heures par jour, deux heures avant et une heure après la pleine mer. Un nouveau point sera fait lundi, selon la capitainerie. Le blocus du port de commerce entraîne cependant peu de perturbation en raison du week-end. Le port autonome de La Rochelle est le huitième port français avec un trafic de 7,3 millions de tonnes en 2007, loin derrière le premier, Marseille, avec un trafic de 96,3 millions de tonnes.

Une réunion entre les pêcheurs et la direction des affaires maritimes de La Rochelle devait se tenir en fin de matinée, selon le directeur de cabinet du préfet, Yves de Roquefeuil. «Le dialogue continue», a-t-il souligné.

 

«Se mettre en stand-by jusqu'à mercredi»

 

Les pêcheurs de Charente-Maritime ont également mené des opérations visant les véhicules. A l'amorce du pont de l'île d'Oléron sur le continent, une quarantaine de pêcheurs filtraient samedi matin l'accès sur l'île, obligeant les camions transportant des produits de la mer, notamment pour les grandes surfaces de l'île, à rebrousser chemin. Ce barrage filtrant avait été mis en place, sans incidents, dans la nuit de vendredi à samedi par des matelots en grève travaillant essentiellement sur Oléron. Une opération escargot était par ailleurs en cours dans la matinée aux abords d'un rond-point menant au pont de l'île de Ré.

En Vendée, le port des Sables-d'Olonne était toujours bloqué, un mouvement prévu pour durer «jusqu'à dimanche au minimum», selon les organisateurs. Le comité local des pêches a indiqué qu'une manifestation était prévue samedi. A Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le port de plaisance a été bloqué par des bateaux et un câble tendu dans l'eau à 5 heures samedi, tandis qu'au port de pêche, les marins ont décidé de ne pas partir en mer samedi, laissant leurs bateaux à quai.

En Bretagne, les pêcheurs étaient toujours dans l'attente. Un comité de crise devait se réunir dans la journée au port du Guilvinec, dans le Finistère. «Le mot d'ordre» lancé par le président du Comité régional de pêche de Bretagne, André Le Berre, est de «se mettre en stand-by jusqu'à mercredi». Enfin, au Havre, l'activité conteneurs, principale activité du deuxième port français après Marseille, était totalement arrêtée depuis 15h00 samedi. Cet arrêt durera jusqu'à dimanche 15h00, a précisé Michel Catelain, secrétaire général adjoint du syndicat des dockers CGT. La CGT a par ailleurs appelé à d'autres arrêts de travail la semaine prochaine, contre la réforme portuaire et pour la défense des retraites, a-t-on appris auprès du Port autonome de Rouen, également perturbé cette semaine par la grève mais où l'activité était normale samedi.

http://www.ouest-france.fr/Pecheurs-sablais-Philippe-de-Villiers-a-interpelle-Nicolas-Sarkozy/re/ofdernmin/_-631502--BKN----_actu.html


 
Pêcheurs sablais: Philippe de Villiers a interpellé Nicolas Sarkozy

Dominique Souchet et Gérard Faugeron, tous deux vice-présidents du conseil général, ont reçu aujourd'hui une délégation de représentants de la pêche sablaise, parmi lesquels José Jouneau, le nouveau président du comité local des pêches des Sables-d'Olonne. Ceux-ci leur ont "réaffirmé la pleine solidarité des élus départementaux". Ils ont également indiqué que Philippe de Villiers était intervenu directement auprès du président de la République pour que "l'État prenne les mesures d'urgence indispensables face à l'ampleur de la crise".
par M. Bruno Lalouette
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Mercredi 7 mai 2008
par M. Bruno Lalouette
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Lundi 5 mai 2008
La France interdite de juger les pirates?
La France n'a pas le droit de juger sur son sol les pirates somaliens qui s'étaient emparés en avril du voilier de luxe français Le Ponant, a déclaré aujourd'hui un chef de faction somalienne et opposant au gouvernement de transition, Hussein Mohamed Aidid.

"La France et la Somalie n'ont pas de traité d'extradition et les lois françaises ne peuvent s'appliquer à des crimes commis hors de France", a affirmé Aidid, ancien premier ministre adjoint. "Les pirates sont des criminels, mais ils doivent être punis par des tribunaux mandatés pour le faire".

Le président somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed, doit rencontrer aujourd'hui à Paris son homologue français Nicolas Sarkozy, puis le chef de la diplomatie Bernard Kouchner, avec au programme des entretiens la piraterie internationale et les "initiatives" prises par la France dans ce dossier.

Source : AFP


C'est l'histoire d'une bande de Robin des bois qui détournent un des plus beaux bateaux du monde fait pour les gens très riches, sauf qu'il n'y a pas de gens très riche à bord, seulement des anciens fusilliers marin!

Ensuite tout se passe très bien, il n'y a ni morts, ni blessés, la rançon est versée et est récuperée en douceur, les voleurs arrêtés et extradés, un vrai petit scénario hollywoodien sauf qu'on a pas le droit de les juger en France!

Donc ils seront jugé au pays, ben tiens!

Mais c'est pas grave, le président à pu déclarer aux français dès le début de son élucubration télévisée, que c'était "pas rien" comme histoire, dans le style la déstinée m'impose beaucoup d'épreuves, mais je suis un vaillant, regardez comme je fais bien les choses...

En plus comme ça, grace à un ministre français qui s'est mit à penser, on va installer une base militaire avec tout plein de soldats qui seront payé en euro ou en $!

Par contre ça, ça sera payé par les pauvres contribuables qui eux n'auront jamais les moyens de se payer une croissière sur un tel voilier...

Pendant ce temps, les somaliens pas bêtes ont multiplié les actes de pirateries pour bien faire comprendre au monde que cette nouvelle force armée est absolument indispensable!


Question à 3 millions d'euro, c'est qui les vrais pirates qui en plus nous prennent pour des truffes?

Petit historique:

Prise de pouvoir par les islamistes
Au début de mois de juin 2006, les affrontements entre les membres de l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme, une alliance entre des chefs de guerre et le gouvernement de jure de la Somalie, soutenue par Washington, et les fondamentalistes musulmans de l'Union des Tribunaux Islamiques, ont vu la victoire de ces derniers pour le contrôle de Mogadiscio.

Le rétablissement de l'ordre se fait au nom de la seule structure législative stable et consensuelle du pays, la jurisprudence chaféite.

Le 13 juin 2006 à Nairobi, l'IGAD, qui regroupe le Kenya, l'Ouganda, le Soudan, Djibouti, l'Éthiopie, l'Érythrée et le gouvernement de transition de Somalie, décide d'interdire l'accès au territoire de ses pays membres aux miliciens de l'ARPCT fuyant devant l'avancée des tribunaux islamiques. Le plus important des tribunaux islamiques de Mogadiscio est nommé Hifka-Halane. Il sert de pouvoir judiciaire (civil et pénal), en jugeant les affaires en appliquant la charia.


Intervention éthiopienne de 2006 [modifier]

Positions occupées fin décembre 2006, offensive contre les Tribunaux islamiques maîtres de Mogadiscio depuis juin de la même année; au nord, Somaliland et PuntlandFin décembre 2006, l'armée éthiopienne intervient et les tribunaux islamiques fuient Mogadiscio. L'Éthiopie prend ainsi le contrôle de la majeure partie du pays et le gouvernement de transition se déclare le gouvernement de facto du pays.

Avant que l’Éthiopie n'intervienne en Somalie, l’Union européenne avait tenté une médiation afin de prolonger et légitimer le contrôle sur le pays de l’Union des tribunaux islamiques. Quand l’action éthiopienne fut engagée, Louis Michel, médiateur de l’Union européenne a condamné l’Éthiopie et a appelé à une cessation immédiate des hostilités. L’organisation de la conférence islamique (OCI) et la Ligue arabe ont, elles aussi, appelé à un retrait des troupes éthiopiennes.

Le 5 janvier 2007, le président somalien reconnu par la communauté internationale, Abdullaï Youssouf Ahmed, a réclamé « l'application immédiate du déploiement d'une force de paix africaine » dans son pays, lors de la réunion à Nairobi (Kenya) du Groupe de contact international sur la Somalie. M. Youssouf a demandé que cette force se mette en place « rapidement », « sur les bases » de la résolution 1725 du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée le 6 décembre 2006, qui autorise le déploiement de troupes de l'Union africaine IGAD (IGAD, organisation régionale groupant sept pays de l'Est africain : Somalie, Éthiopie, Kenya, Ouganda, Soudan, Érythrée et Djibouti) pour soutenir le pouvoir en place.

Pour le président somalien, « il y a une réelle opportunité aujourd'hui » de mettre un terme à seize ans de guerre civile dans le pays.

Le 8 janvier 2007, un AC-130 de l'armée américaine est intervenu en Somalie pour bombarder ce qu'il désigne comme un bastion de terroristes affiliés à Al-Qaida. Washington a reconnu officiellement cette première intervention sur le territoire somalien depuis son départ de 1993. Celle-ci visait des combattants islamistes soupçonnés d'avoir participé aux attentats contre les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998.

Le 19 janvier, l'Union africaine décide de déployer une force de maintien de la paix d'environ 8 000 hommes : l'AMISOM. Le premier avion de troupes est touché par une roquette et le déploiement des troupes de l'UA s'arrête.

Le Washington Post rapporte une autre attaque aérienne dans le sud de la Somalie par un AC-130 américain le 22 janvier.

Le 23 janvier 2007, les troupes éthiopiennes commencent officiellement leur retrait de Somalie. La reprise des combats dans Mogadiscio, tombée aux mains des insurgés, interrompt ce retrait. Au mois d'avril, l'armée éthiopienne reprend le contrôle de la capitale, au prix de combats qui ont fait des milliers de morts, poussé à l'exode un tiers de la population et rasé (parfois à l'arme lourde) une partie de la ville. Depuis la guerre civile ne s'est jamais vraiment arrêtée, avec une violente reprise des combats à l'automne et l'apparition d'attentats-suicides contre les forces d'occupation et le TPG.

Depuis le départ du pouvoir des tribunaux islamiques, la Somalie retourne à la criminalité présente pendant les seize années de guerre civile. Le piratage de navires circulant autour des côtes somalienne est redevenu courant.

Désert somalien vu d'avion
Agriculture, près de KismayoEntourée par le golfe d'Aden, l'océan Indien, Djibouti, l'Éthiopie et le Kenya, la Somalie possède 3 025 km de côtes et 2 366 km de frontière dont plus de la moitié avec l'Éthiopie.

Le sous-sol contient de l'uranium, du minerai de fer, de la bauxite et du cuivre.

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.Le pays comptait environ 7 millions d'habitants en 2000. Les estimations sont difficiles en raison du nombre important de nomades et de réfugiés qui tentent de fuir la famine et les guerres inter-claniques.


Économie

Depuis le début des années 1990, la guerre civile entrave le développement économique du pays.

Cette économie repose sur l'agriculture et en complément sur l'exploitation des mines de sel. Le pétrole est convoité par de grandes compagnies qui négocient avec les gouvernements en place.
Cette économie est assistée par l'aide internationale et les rentrées de devises de la diaspora, rentrées évaluées à plus de 60% du PIB en 2007.


par M. Bruno Lalouette
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Lundi 5 mai 2008
D’aucuns l’ont classé parmi les héros du XXème siècle. Jeune homme, Vladimir Bukovsky va dénoncer l’usage de la psychiatrie à l’encontre des prisonniers politiques de l’ex-URSS et passera lui-même 12 ans de sa vie (1964-1976) - de 22 à 34 ans – dans les geôles soviétiques, les camps de travaux forcés et les institutions psychiatriques…

Il est finalement expulsé d’Union Soviétique vers l’Occident en 1976 et s’installe en Angleterre. Aujourd’hui âgé de 64 ans, il dit voir renaître dans l’édification de l’Union Européenne, le régime soviétique qu’il a tant combattu. Ainsi, pour lui, s’impose une priorité majeure : « supprimer cette institution sans attendre que ne tombe le masque qui révèlera au monde sa vraie nature - en tous points identiques à la monstrueuse tyrannie endurée par son pays natal » .

Lors d’une interview avec le journaliste et auteur flamand, Paul Belien, le dissident russe fera allusion à la visite effectuée à Mikhail Gorbachev, en janvier 1980, par une délégation de la Commission Trilatérale. Celle-ci comprend, outre l’ancien premier ministre japonais Yasuhiro Nakasone, Valery Giscard d’Estaing, architecte de la constitution européenne, le banquier David Rockefeller, membre du C.F.R. (Council on Foreign Relations) et l’ancien secrétaire d’état américain, l’inévitable Henry Kissinger, lui aussi membre du C.F.R…

Ces quatre puissants courtiers du Nouvel Ordre Mondial pressèrent Gorbachev « d’engager son pays dans les institutions financières internationales, telles que GATT, FMI et Banque Mondiale » . Ce à quoi ce dernier obtempéra avec diligence, opérant une ouverture qui devait permettre au Bloc soviétique d’être non seulement accepté par la communauté internationale mais allait aussi lui permettre d’accéder à l’aide occidentale.

Détail non négligeable durant l’entretien : Valéry Giscard d’Estaing se lève et, s’adressant à Gorbachev, déclare : « Monsieur le président, je ne peux vous dire quand cela arrivera – probablement dans 15 ans - mais l’Europe serait bientôt « un état fédéral » et vous devez vous y préparer….Vous devez rechercher avec nous la manière dont vous pourriez permettre l’interaction ou la participation des autres pays de l’Europe de l’Est ».

Dans son livre, Perestroïka, paru en 1987, le leader du Kremlin devait d’ailleurs faire référence à « une institution commune européenne… de l’Atlantique à l’Oural » et au cours d’une visite en Angleterre durant l’année 2000, il parla d’un « nouveau soviet européen » ; expression qui, prise dans son contexte russe, représenterait un organe gouvernemental restreint aux ordres d’un gouvernement supérieur, le Soviet suprême.

En 1992, le gouvernement russe l’invite à participer comme témoin à charge, à un procès destiné à l’investigation du parti communiste soviétique en tant qu’institution criminelle.

Pour préparer son témoignage, Bukovsky est autorisé à prendre connaissance de documents confidentiels, extraits de dossiers encore de nos jours classés ‘top-secret’, qu’il parvient à copier, muni d’un scanner de poche et d’un ordinateur portable. Une expérience qui ne fait que confirmer ses convictions, quant à la réalité d’une « conspiration » - ses propres mots - en vue d’établir un super-état socialiste et totalitaire en Europe : l’EURSS.

A l’occasion du 50ème anniversaire du soulèvement hongrois de 1956, il est convié à Bruxelles par FIDESZ (Alliance des Jeunes Démocrates hongrois) en tant que membre du ‘parti démocrate du Royaume Uni’. C’est dans un restaurant polonais, juste en face du Parlement européen qu’il rencontrera de nouveau Paul Belien.

En réponse à ce qu’on lui demande, il dira : « Je veux parler des structures, de certaines idéologies instillées, des projets, de l’inévitable expansion, de l’oblitération des nations, objectif primordial de l’Union Soviétique. Beaucoup de gens ne le comprennent pas, ne le savent pas. Mais nous, nous savons parce que nous avons été élevés sous ce régime, nous en avons étudié l’idéologie à l’école puis à l’université… L’ultime intention de l’Union Soviétique était de créer mondialement une nouvelle entité historique, les soviets. Il en est de même aujourd’hui avec l’UE. Ils tentent de créer un nouveau peuple qu’ils appellent « européens », quoi que cela puisse signifier… »

« Selon la doctrine communiste, reprit Bukovsky, et d’autres formes de socialisme, l’état, l’état national est destiné à disparaître. En Russie, le contraire s’est produit. Au lieu de s’émousser, l’état soviétique est devenu très puissant et les différentes nationalités ont été oblitérées. Mais lorsque se produisit l’effondrement, les sentiments d’identité nationale refoulés ont resurgi et failli détruire le pays. Ce fut terrifiant. Le même phénomène peut se produire en Europe. Vous pouvez presser, presser encore sur un ressort mais sa faculté à rebondir sera toujours là ».

Il se dit alarmé par la suprématie accordée à Europol - autre KGB d’après lui - évoquant l’urgence de le dissoudre avant que ses pouvoirs ne deviennent irréversibles. « Je trouve Europol suspect. Ce qu’ils nomment ‘racisme et xénophobie’ ont déjà été criminalisés et je crains, dit-il, qu’en absence de toute définition précise de ces ‘crimes’, les autorités de l’UE ne réduisent au silence et n’emprisonnent tous les opposants à une immigration incontrôlée en provenance du Tiers-Monde, de même que ceux qui protestent contre de nouvelles intégrations au sein de l’Europe… Je sais comment naissent les goulags… Pouvez-vous imaginer un KGB pourvu d’une complète immunité diplomatique ? »

Sources : The new American/ Paul Belien’s archives

Michèle Favard-Jirard pour Novopress France
http://fr.novopress.info/?p=11347

par M. Bruno Lalouette
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Samedi 3 mai 2008


Régis Arnaud
02/05/2008

Loin de l'autosuffisance alimentaire, le pays subit de plein fouet la crise mondiale.

«Le Japon n'a plus de beurre» : cette nouvelle qu'on croirait d'un autre âge s'étale en une des quotidiens japonais depuis plusieurs jours. La menace de pénurie couvait depuis des mois. Les grands groupes laitiers nippons ont d'abord rationné les commerçants utilisant le beurre dans leurs produits. Mais depuis mars, les ménages sont touchés. La plupart des grandes surfaces ne sont plus approvisionnées ; les autres limitent la distribution de ce nouvel « or jaune » à une plaquette par personne.

Les vaches au régime

Les raisons de cette pénurie sont à chercher hors du Japon. Le principal fournisseur de lait du pays, l'Australie, a vu sa production chuter brutalement l'an dernier en raison d'une sécheresse sans précédent. Quant aux producteurs laitiers nippons, ils doivent mettre leurs vaches au régime : les céréales dont ces dernières se nourrissent sont de plus en plus chères et de plus en plus rares. Les modifications des habitudes alimentaires des consommateurs Chinois, dont les goûts et les besoins rejoignent ceux des Occidentaux, font flamber les cours. Et plusieurs producteurs de céréales, comme le Vietnam, la Thaïlande et la Chine, limitent désormais leurs exportations afin de parer à une éventuelle crise intérieure. Mercredi, le ministre de l'Agriculture japonais en a appelé, conjointement avec son collègue suisse, à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) afin qu'elle limite les capacités des nations à interdire leurs exportations agricoles.

 

Le beurre n'a pas dans l'alimentation nippone la place de choix qu'il occupe en Occident. Mais cette crise illustre la vulnérabilité de l'Archipel, premier importateur net de denrées alimentaires, face à la hausse mondiale des cours des denrées agricoles. Le Japon a complètement raté sa « révolution verte », atomisant ses campagnes en miniparcelles non rentables mais subventionnées, cultivées par des paysans du dimanche. Selon l'OCDE, les fermiers japonais reçoivent 53 % de leurs revenus du gouvernement. Le pays a aujourd'hui un taux d'autosuffisance alimentaire de 40 %, soit le plus bas taux de tous les pays industrialisés. Totalement dépendant des autres, il refuse par ailleurs d'ouvrir son marché sur quelques denrées de base, comme le riz, où le Japon assure ses besoins. Mais à quel prix ! Le riz Japonica, parfaitement cultivable ailleurs qu'au Japon, coûte cinq fois plus cher que le prix moyen mondial du riz, et toute importation est en pratique impossible. « Jusqu'à maintenant, le Japon pouvait acheter sa nourriture partout dans le monde parce que ses consommateurs étaient prêts à payer. À l'avenir, il sera peut-être impossible de nous approvisionner même s'il nous reste de l'argent » , prédit Yasuhiko Nakamura, qui préside le Conseil sur l'éducation alimentaire du gouvernement.



http://www.lefigaro.fr/conso/2008/05/03/05007-20080503ARTFIG00004-le-japon-victime-d-une-penurie-de-beurre-.php


par M. Bruno Lalouette
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Samedi 3 mai 2008


Isabelle Lasserre
02/05/2008









Les images satellites de l'entreprise Digital Globe ont apporté la preuve de l'existence de la base. Situé au sud-est de la Chine, le complexe militaire comprend un port, de gigantesques tunnels et des cavernes pouvant même abriter un ou deux porte-avions et d'autres navires de guerre.
Crédits photo : AFP

Pour la première fois, des images satellites de la base de Sanya ont été rendues publiques.

On pourrait y tourner un James Bond. L'île de Haïnan a tous les atouts pour attirer 007 : un climat tropical, de magnifiques plages de sable blanc, de riches expatriés en week-end et des filles à gogo, puisqu'il est même question d'y organiser l'un des prochains concours de Miss Monde. Mais surtout, une gigantesque base navale, en partie souterraine, capable d'héberger vingt sous-marins lanceurs de missiles nucléaires.

Les services de renseignements occidentaux se doutaient depuis longtemps que les autorités chinoises construisaient en secret des installations militaires sur Haïnan. Mais en publiant sur son site Internet les images de l'entreprise satellite Digital Globe, la revue britannique spécialisée Jane's Intelligence Review apporte la preuve, non seulement de l'existence de la base, mais de l'extrême rapidité des progrès effectués par Pékin dans le domaine militaire.

C'est la face secrète de la Chine. L'envers du décor olympique qui s'étale à la une des journaux. Les images de la base de Sanya, également appelée Yulin, dévoilent, au sud-est de la Chine, un complexe militaire composé d'un port, de gigantesques tunnels et de cavernes pouvant même abriter un ou deux porte-avions et d'autres navires de guerre.

Selon le Jane's, le complexe est probablement muni d'un système de démagnétisation qui rendrait les sous-marins difficiles à détecter au sonar. Pékin prévoirait d'installer dans ce repère ses sous-marins jin, de type 094, pouvant être armés des nouveaux missiles à longue portée JL-2, dotés d'un rayon d'action de 8 000 kilomètres. Selon le Pentagone, la Chine possédera cinq sous-marins de ce type d'ici à 2010. Depuis la base de Yulin, ils pourront atteindre des eaux très profondes sans être détectés.

En se dotant de capacités de projection de puissance au sud-est du pays, Pékin renforce son emprise sur la région. Le contrôle sur la mer de Chine et ses routes maritimes stratégiques est d'autant plus vital pour les autorités que la dépendance chinoise vis-à-vis des importations de pétrole et de ressources minières augmente.

La Chine possède une force nucléaire modeste (environ 400 têtes), surtout si on la compare à celle des États-Unis (10 000 têtes nucléaires). Mais la montée en puissance chinoise, notamment économique, s'accompagne d'un rejet de la domination militaire des États-Unis dans la région. L'Armée populaire de libération (APL) a fait du développement de nouveaux sous-marins nucléaires l'une de ses priorités.

 

Un défi aux États-Unis

 

Selon les experts, la construction de la base clandestine de Haïnan aurait absorbé une grande partie de l'augmentation spectaculaire du budget militaire chinois au cours des dernières années. La taille de la base et les moyens qui lui sont consacrés permettent de penser que Sanya pourrait devenir une base clé de la marine chinoise, qui pourrait même y regrouper toute sa flotte nucléaire.

La base est un défi à la domination navale américaine dans la région. « Après avoir ressenti pendant deux siècles l'hégémonie occidentale, la Chine est déterminée à montrer ses muscles… Pékin tient le fait d'avoir une force militaire perfectionnée pour un élément essentiel du statut de grande puissance », affirmait mercredi dernier le directeur de la CIA, Michael Hayden, dans un discours à l'Université du Kansas.

La présence de sous-marins nucléaires dans cette région du Pacifique occidental permettrait d'ores et déjà à la Chine de remplir un objectif important : empêcher les États-Unis d'intervenir si l'Armée populaire de libération décidait un jour d'attaquer Taïwan. «Cette croissance militaire est troublante, car elle renforce à long terme les intentions de la Chine envers Taïwan», a prévenu Michael Hayden.

La base navale de Sanya constitue aussi une menace pour les pays de la région. Ainsi que pour la multitude de petites îles de la mer de Chine méridionale, qui sont revendiquées par de nombreux pays et qui ont, pour certaines, de gros potentiels pétroliers.


http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/03/01003-20080503ARTFIG00001-la-chine-construit-une-base-secrete-pour-ses-sous-marins-.php


par M. Bruno Lalouette
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Mardi 29 avril 2008


 





















lundi 28 avril 2008  - Sondage BVA-L'Express

Moins huit points chacun: le président de la République et le Premier ministre enregistrent, d'un mois sur l'autre, une baisse spectaculaire dans le baromètre BVA-L'Express-Orange. Un espoir pour Nicolas Sarkozy: que son intervention à la télévision, après le sondage, lui permette de redresser la barre.

Jamais l'institut BVA n'avait, depuis la création de son baromètre de l'exécutif, en 1981, enregistré une telle impopularité présidentielle: 64% d'opinions défavorables, à peine 32% de soutien parmi les Français. Seuls Jacques Chirac, en pleine réforme des retraites, en 1995, et François Mitterrand, en 1992, s'en étaient jusque-là approchés.

L'enquête de BVA a eu lieu quelques jours avant
l'intervention télévisée du chef de l'Etat, pendant laquelle il a reconnu, avant son Premier ministre, dans le Journal du Dimanche ce week-end, des "erreurs de communication". Ce mea culpa suffira-t-il à lui faire remonter la pente?

Il lui faudra pour cela convaincre les électeurs de l'UMP, où les soutiens du chef de l'Etat ont considérablement diminué en un mois, et surtout les retraités, qui lui sont, pour la première fois, globalement hostiles.

Seul réconfort pour Nicolas Sarkozy - outre l'ascension, parmi les personnalités politiques, de l'une de ses protégées,
Nathalie Kosciusko-Morizet - son Premier ministre lui emboîte cette fois le pas. François Fillon perd lui aussi 8% d'opinions favorables entre mars et avril, rentrant dans le rang des chefs de gouvernement de la Ve. Mais il continue de garder plus de dix points d'avance sur  son patron de l'Elysée.

par M. Bruno Lalouette
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Samedi 26 avril 2008
ANNIVERSAIRE
DU
NON
AU
REFERENDUM
DU
29 MAI 2005

le peuple français à voté le 29 mai 2005
et a dit
"NON"
par référendum!

Aussi, quelques soit votre tendance politique
Si vous êtes pour la souveraineté nationale
et contre le traité de lisbonne
Venez en nombre
Manifester votre désaccord

Contre le coup d'état
de Nicolas Sarkozy

Contre l'état supranational
des unionistes bruxellois

Contre une politique économique
dictée par les lobbyes Atlantistes

Contre l'alignement de nos forces Armées sur l'OTAN
Avec un commandement américain

Contre la mise à mort de notre démocratie

Contre l'entrée de la Turquie dans l'U.E

TOUS
LE JEUDI 29 MAI 2008
A 18h30
RASSEMBLEMENT
PLACE ST GERMAIN DES PRES
PARIS 6EME
AVEC
PAUL-MARIE COÛTEAUX
ET LE COLLECTIF
NON C NON
POUR UNE MARCHE SYMBOLIQUE
JUSQU'A L'ASSEMBLEE NATIONALE
EN PRESENCE DE DEPUTES PRO "NON" IRLANDAIS

METRO LIGNE 4 ST GERMAIN DES PRES
ET ODEON
LIGNE 10 STATION MABILLON
RER B ET C ST MICHEL
RER B CLUNY LA SORBONNE

par M. Bruno Lalouette
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Vendredi 25 avril 2008

Créée en 1995 par Hervé Balusson, Olmix est une entreprise spécialisée dans la préparation d'additifs. Très tôt, celle-ci a orienté sa stratégie vers l'élaboration d'additifs naturels, notamment à base d'argile, bientôt combiné à des algues vertes.



C'est à partir de ces matières premières que le département de R&D de cette entreprise a mis au point toute une gamme de produits naturels pouvant se substituer aux additifs de synthèse. Aujourd'hui, ses additifs sont commercialisés dans une soixantaine de pays, dans les secteurs du ciment, de la nutrition et de l'hygiène animale, enfin de la cosmétique. Mais ce serait mal connaître Hervé Balusson que de penser qu'il allait s'arrêter là. Aussi après avoir mené avec succès l'entrée en bourse d'Olmix dès 2005, il s'apprête à relever un autre défi : concevoir la première raffinerie verte de France qu'il a baptisé "Morgane", en partenariat avec la Caisse des Dépôts, le Centre d'Enseignement Agricole de la Touche et des coopératives agricoles. Bel exemple de partenariat public-privé.

Utilisation de la biomasse environnementale :
Olmix sent bon la Bretagne, située qu'elle est à proximité de la forêt de Brocéliande, berceau de nombreuses légendes dont celle du roi Arthur. Dans ces conditions, le nouveau projet de Hervé Balusson ne pouvait que porter le nom d'une célèbre fée, Morgane. C'est au cours du premier semestre 2009, à Ploërmel, dans le département du Morbihan, que le site pilote de "cette centrale pas comme les autres" devrait voir le jour. "Avec Morgane, il s'agit pour Olmix d'aller encore plus loin dans l'approche environnementale globale, en valorisant la biomasse de deuxième génération pour produire de l'électricité tout en fabricant des fongicides et des engrais naturels", résume son fondateur et président. L'entreprise bretonne va en effet utiliser un cocktail d'éco-ressources présentes sur la région et, surtout, indésirables et sans valeur ajoutée de départ, à savoir les déchets animaux, les déchets végétaux-agroalimentaires et les déchets d'algues vertes.

L'une des particularités de Morgane sera d'utiliser ces algues vertes dans son procédé. On pourra toujours rétorquer que des centrales du type de celle qu'Olmix va construire, il en existe déjà notamment en Allemagne et en Pologne. Elles sont en effet quasiment identiques à la seule différence qu'elles produisent de l'électricité à partir de ressources alimentaires que sont le blé ou l'orge, mettant ainsi en concurrence directe filière alimentaire et filière énergétique. "Certes, la France a sans doute du retard dans ce domaine. Mais l'un des atouts de Morgane est de n'utiliser que de la biomasse environnementale, ce qui est capital dans le contexte mondial actuel", souligne Hervé Balusson. Précisons que l'algue verte utilisée pour le fonctionnement de cette future centrale est une sorte de "salade" résiduelle, issue de la fabrication de l'Amadéite, un matériau nanostructuré 100% naturel inventé par Olmix et dont la fabrication résulte de la combinaison de jus d'algues vertes et d'argile.



Une solution à des problèmes environnementaux :
Aujourd'hui, l'algue verte se développe sur l'ensemble de la planète de manière assez exponentielle. Rien qu'en Bretagne où elle est présente depuis déjà longtemps -400.000 tonnes chaque année- sa croissance est de 15 à 20% l'an. D'où l'intérêt de Morgane. Qui plus est, cette algue, excellente au plan énergétique, est très riche en éléments minéraux ce qui permet de concevoir un engrais de grande qualité. Autre atout de cette centrale, la possibilité qu'elle offre de participer à l'élimination des déjections animales (lisier), véritable problème actuel en Bretagne, mais qui a terme pourrait constituer un enjeu économique. Autrement dit, avec Morgane, Olmix va apporter une solution à deux problèmes environnementaux majeurs en Bretagne : la prolifération des algues vertes sur le littoral et la pollution par les nitrates, tout en produisant de l'électricité, du gaz naturel liquide et de l'eau chaude, et en fabricant des engrais et des fongicides naturels. Un exemple à méditer !

BE France numéro 209 (25/04/2008) - ADIT / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54316.htm

 

 

par M. Bruno Lalouette
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Jeudi 24 avril 2008
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